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La Peche À La Perle

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UN TRAVAIL D’ÉQUIPE

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Des mois en mer et des heures d’affilée dans l’eau: la vie du pêcheur de perles était dure, mais toute une équipe était nécessaire pour récolter le trésor perlier gisant sur le fond marin.
L’industrie perlière, qui entraîna une période de prospérité pour les Émirats Arabes Unis de la fin du XIXe siècle jusqu’à la deuxième décennie du XXe siècle, s’appuyait sur un vaste savoir-faire, depuis la construction navale jusqu’à la navigation. Mais le processus le plus complexe était le long voyage consacré à la pêche proprement dite, qui durait quatre mois au milieu de l’été. 

Les eaux peu profondes du golfe Persique fournissaient un environnement idéal pour la pêche à la perle car les bancs d’huîtres se trouvaient à une profondeur que les plongeurs pouvaient atteindre sans équipement moderne de plongée. 

Bien que le plongeur proprement dit soit le centre de l’activité, toute une équipe était présente pour soutenir cet effort – y compris ceux qui géraient le navire, nourrissaient et divertissaient les marins et secondaient le plongeur.

La haute saison pour la pêche à la perle, appelée Ghous Al Kabir (la grande plongée), s’étendait entre le 1er juin et le 30 septembre. S’il faisait très chaud, le temps était généralement clair et calme, idéal pour la plongée. De plus petites saisons d’un mois avaient lieu en octobre et en novembre. 

Le premier jour de la saison, une cérémonie, appelée Hiraat (banc d’huîtres), était organisée sur la plage pour dire au revoir aux équipages. Les équipages se tenaient debout à côté de leurs navires, pendant que leurs familles et les autres personnes ne participant pas à la pêche se tenaient au bord de la plage pour leur faire leurs adieux. 

Le Sardal le plus chevronné – le capitaine de l’ensemble de la flotte – annonçait alors officiellement le début de la saison. 

Le dernier jour de la saison, un coup de canon était tiré depuis la côte, et en préparation pour le retour des marins, les maisons étaient décorées de drapeaux en tissu, appelés Al Bayraq ou Al Bandira, et des aliments spéciaux étaient préparés, comprenant des douceurs, des jus et des noix. Au moment où les navires s’échouaient sur le sable, les équipages étaient reçus par des chants de bienvenue, auxquels ils répondaient par les leurs.

L’ÉQUIPAGE

En fonction de la taille du navire, l’équipage pouvait comprendre jusqu’à 30 personnes, principalement des hommes, mais aussi occasionnellement des garçons et des jeunes filles. Parmi les membres les plus importants de l’équipage:
  • Le Nukhadh: il dirigeait l’ensemble de l’opération perlière et était généralement le propriétaire du bateau ou gérait le processus pour le compte du propriétaire. Il était celui qui distribuait les profits de chaque saison aux membres de l’équipage.
  • Le Sardal: capitaine de chaque navire, il était expert en navigation et connaissait les meilleurs endroits où trouver des Hiraat (bancs d’huîtres).
  • Le plongeur: il effectuait le travail le plus difficile, passant toute sa journée à plonger pour chercher des huîtres.
  • Le Seib: il était responsable des cordes utilisées pour descendre les plongeurs vers les bancs d’huîtres et pour les remonter quand ils étaient prêts à revenir à la surface.
  • Les Tabbab: des garçons âgés de 10 à 14 ans, souvent des fils des hommes de l’équipage, qui aidaient le Seib et dont certains s’entraînaient pour devenir plongeurs.
  • Les Ridha: de jeunes garçons qui servaient la nourriture et le thé aux plongeurs et qui aidaient à ouvrir les huîtres.
  • Le Naham: il offrait du divertissement pendant les longs mois passés en mer, à travers des chants et de la poésie.

 

OUTILS

Toute une série d’outils spécialisés étaient utilisés à bord des bateaux. Parmi ceux-ci, se trouvaient 

  • Al Dean: ce sac tissé était porté autour du cou et était utilisé par le plongeur pour y mettre les huîtres qu’il récoltait.
  • Al Zubail: cette corde était liée à la pierre qui était attachée à la jambe du plongeur, et qui lui permettait de s’enfoncer rapidement vers le fond marin et d’y rester pendant qu’il récoltait les huîtres.
  • Al Yada: cette corde était tenue par le Seib. Quand le plongeur était prêt à remonter à la surface, il tirait d’un coup sec sur la corde, indiquant au Seib qu’il devait le remonter.
  • Al Fettam ou Al Weaning: cette pince faite en carapace de tortue ou en os de mouton maintenait le nez du plongeur fermé pendant qu’il se trouvait sous l’eau.

Le saviez-vous ?

Les plongeurs emportaient un couteau avec eux afin de se protéger contre les poissons prédateurs. 

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